Chronologie des évènements - Meux

Aller au contenu
Histoire
De l'âge de la pierre, nous retiendrons à Meux, deux sites qui témoignent de l'occupation par des civilisations du néolithiques. Des vestiges de cette époque (hache marteau ; herminette perforée ; hachette ; hache taillée) furent découverts à "L'uche au paradis" et le long de la Mehaigne. 

De l'occupation romaine, la découverte d'un  pot avec des pièces de monnaies gallo-romaines nous permet de confirmer le passage des troupes de Rome chez nous.

De la période franque, les restes sont plus considérables. A Saint-Denis au lieu dit "Nausipont" on a découvert des ossements humains, quelques plaques de bronze et plusieurs pièces funéraires. Après le baptême de Clovis à Reims, le christianisme se répandit en Gaule et n'avait pas encore atteint nos campagnes. Le druidisme, seule religion connue de nos ancêtres, ne disparut de chez nous qu'à l'arrivée massive de missionnaires. Vers 640, des religieux français s'arrêtèrent à Saint-Denis, à la source d'un ruisseau que les romains avaient appelé "Mahana" (Mehaigne) et persuadèrent les druides de la véracité du christianisme, en faisant jaillir une source. Le christianisme se développa rapidement et durant la période carolingienne, son expansion sera encore plus rapide. 

Vers l'an 800, Saint-Denis, Grand-Leez et Aische en Refail sont déjà reconnus comme communes. A ce moment, Meux était un lieu dit de la commune de Saint-Denis. Après Charlemagne, ce fut le partage de l'Empire, désorganisation politique et sociale, c'est le régime féodal. Meux fut le siège de plusieurs seigneuries hautaines : Mehaignoul - Matignée - Tripsée -Meux et Sclay ainsi que de différents fiefs : Mehaignoul, La Motte, Racoux. Sous l'Ancien Régime, Meux appartenait au comté de Namur et dépendait de la mairie du Feix. 

La cour du Feix était organisée en vue de conserver le domaine et les droits domaniaux du comte. Elle siégeait à Namur. En 1558, l'organisation paroissiale, du namurois et du brabant wallon répartit les églises et chapelles par Conciles et Doyennés. L'église de Saint-Denis, dépendant du Concile de Gembloux,  porte le nom d'église mère (église paroissiale) et ses fidèles sont répartis sur plusieurs communes dont celle de Meux érigée en chapelle. Le premier sanctuaire de Meux (la chapelle Saint-Sauveur) avait été construit et entretenu par l'Ordre du Temple, elle passa ensuite à l'Ordre de Malte. Pendant la période espagnole, sous la domination d'Albert et Isabelle, des manants de Meux réclament le droit de chasse dans le bois de Faulx (bois de Meux) ; leur demande sera acceptée par les seigneurs de Meux et Sclef, ce qui laisse supposer une quasi indépendance et l'émancipation presque totale de ces manants. 

Pendant la période autrichienne, les habitants de Meux semblent s'être attiré les faveurs à l'égard de l'Impératrice Marie-Thérèse qui en 1763 répond favorablement à une demande d'érection d'un moulin à vent. A cette époque, le manque d'eau empêchait les autres moulins de tourner, ce qui créait un embarras pour les utilisateurs. En 1791, la commune de Meux à son "mayeur" (François Joseph Lebedelle), mais dépend toujours de Saint-Denis. Après la période troublée de la révolution française avec en 1792 la bataille de Jemappes (la terreur en Belgique avec les pillages, l'interdiction du culte), la bataille de Neerwinden en 1793 avec la rentrée des Autrichiens et la bataille de Fleurus en 1794 avec le retour des Français. 

A la révolution française, tous les biens sont nationalisés, la chapelle Saint-Sauveur fut vendue. En 1796, l'église de Saint-Denis fut fermée au culte par le comité révolutionnaire. Le curé de Saint-Denis qui refusa de prêter le serment à la révolution est obligé de se cacher. L'église de Saint-Denis resta fermée pendant 6 ans. En 1817, le conseil municipal de Meux envoie une lettre à l'évêque de Namur disant que les habitants sont content du desservant de la chapelle Saint-Sauveur, mais qu'il n'y a qu'une messe par semaine, que la chapelle est éloignée de celle de Saint-Denis. Ils demandent que la chapelle soit considérée comme celle de Warisoulx (indépendante avec tous offices, sacrements). Le curé de Saint-Denis réfute ces arguments en disant que la lettre est à l'instigation de quelques individus brouillons. Il faut savoir qu'à l'époque, tous les sacrements de baptêmes, mariages et funérailles devaient se faire en l'église paroissiale de Saint-Denis. 

La chapelle des Templiers étant devenue trop petite et vétuste, il fut décidé de construire une petite église dans le cimetière actuel. Meux fut érigé en Chapelle en 1830, on y célèbrera les sacrements de Baptêmes, de Pénitence et d'Eucharistie. On y célèbrera aussi les services pour les défunts, mais les communions pascales et les mariages auront toujours lieu à l'église paroissiale (Saint-Denis). 

Le 10 mars 1834, la paroisse de Meux a été érigée en succursale indépendante de Saint-Denis. L'édifice se dégrada et les démarches pour une restauration n'aboutirent pas. En mai 1887, la foudre tomba sur la chapelle, celle-ci fut détruite par un incendie. L'école et le presbytère contigus à la chapelle ont souffert de l'incendie. Une nouvelle église fut construite à son emplacement actuel et ouverte au culte en 1890. Un nouveau presbytère fut construit vers 1894 à côté de l'église. 

Le village de Meux distant d'environ 6 km du fort d'Emines et sous sa portée, n'a pas vu de soldats allemands en août 1914. Le village fut néanmoins bombardé le 23 août 1914, 25 obus tirés par le fort d'Emines s'éparpillèrent dans le village. 20 combattants participèrent à cette guerre, 3 jeunes furent tués sur le champ de bataille. 14 jeunes furent prisonniers de guerre. Le 29 novembre 1916, eu lieu la déportation de civils, 86 habitants de Meux furent emmenés par train au départ de la gare de Rhisnes en Allemagne. 5 moururent en captivité. 

Dans les années 30, deux réseaux d'enseignements virent le jour, de nouvelles écoles furent construites au sein du village. 

1940, la seconde guerre mondiale, 45 combattants y participèrent, 53 meutois furent prisonniers de guerre. Des civils furent tués ou blessés lors de l'exode. 

Le 1er janvier 1977, la commune de Meux fut englobée dans la nouvelle commune de La Bruyère. La population de Meux, au 31 décembre 1976, était de 1 185 habitants. Au 31 décembre 2010, elle était de 2018 habitants. Ce qui représente un accroissement de près de 71%.
 
Retourner au contenu